Nom : TUIL
Prénom : AURELIE
Age 33 ans

SIGNE DISTINCTIF : n’est pas copine avec sa boite mail !

Question mégalo, qu’est ce que tu aimes chez Lille CityCrunch ?

Lille CityCrunch, c’est un peu comme le bon pote qui a toujours la bonne idée de sortie quand tout le monde tourne en rond sans savoir quoi faire ! J’aime particulièrement la rubrique Bons Moments à Lille très utile le week-end. Mais je suis curieuse d’essayer la pochette surprise en tant qu’épicurienne et fan de « bonnes » surprises le concept me plaît.

En 2004, tu as fini 2e dauphine Miss France ! Que reste t-il de cette expérience aujourd’hui ? 

Oula, je prends un petit coup de vieux… Je me suis lancée dans cette aventure sur un pari sans vraiment y croire. D’ailleurs je pense que c’est ce qui m’a finalement aidée à passer les deux premières étapes de sélection en local et régional. C’est un milieu assez particulier il ne faut pas le cacher, j’étais déjà dans le mannequinat à cette période mais le Monde des Miss est encore à part. La plupart des filles en rêve depuis leur enfance et donnent tout ce qu’elles peuvent pour accéder à ce rêve. Quoiqu’ aujourd’hui c’est surtout la notoriété et la médiatisation qui intéressent. Personnellement je n’ai jamais été du style à écraser pour y arriver même si à certains moments j’en ai fait les frais…

Très sincèrement je pense avoir eu la chance de participer à la dernière élection sous l’égide de Mme De Fontenay qui est une très grande dame, et j’ai beaucoup appris. J’avais 19 ans à l’époque et j’étais encore naïve, après cette expérience j’ai gagné en maturité et j’ai commencé à prendre mon envol. Je suis contente d’avoir eu cette chance et je ne serai pas la jeune femme épanouie que je suis aujourd’hui sans cette expérience. J’ai appris à être féminine et à maîtriser mon image de femme en société.

Ensuite tu as continué ta carrière dans le mannequinat …

J’ai commencé le mannequinat à 14 ans et je continue encore aujourd’hui. On y rencontre tellement de monde de tous horizons. C’est ce que j’aime dans ce métier: le melting pot, et ne pas savoir où l’on va travailler demain ni avec qui. On en revient à la surprise !

Je vais peut être déranger mais toutes les filles faisant ce métier ne sont pas forcément anorexiques ou au régime constamment. Il faut arrêter de voir le mal partout. Oui il y a des abus mais il ne faut pas en faire une généralité. On me dit souvent que je ne suis pas « normale » parce que je fais 1m78 et un 36/38 en confection pour autant je ne fais aucun régime et pas de sport, si ce n’est du yoga et du golf quand j’ai un peu de temps et j’ai eu deux enfants. J’ai juste de bons gênes et c’est au final « ma normalité ». Cette jalousie du corps quasi parfait devient lassante. Les vergetures et la cellulite existent aussi chez les filles minces !

Je suis d’accord avec les lois qui interdisent les mannequins trop maigres même si certaines enseignes les contournent en prenant des ados de 14-15 ans. C’est finalement aux femmes d’arrêter d’acheter dans ses enseignes. C’est un débat sans fin mais les mentalités évoluent dans le bon sens alors soyons optimistes. Il y aura de toute façon des vêtements allant du 34 au 48 dans les boutiques le tout c’est de choisir le bon vêtement en fonction de sa morphologie!

Cela va faire bientôt 20 ans que je suis dans ce Monde dinguissime et j’espère y garder un pied le plus longtemps possible. Aujourd’hui je regarde vers d’autres horizons tout aussi intrigants et passionnants mais être mannequin fait parti de mon équilibre. J’ai grandi avec ça, je suis devenue femme et maman et mon métier a toujours été ma bouffée d’oxygène, ma passion. C’est une partie de moi.

Quel conseil aurais tu envie de donner aux jeunes filles qui arrivent dans ce milieu ?

De s’en donner les moyens ! Ce n’est pas de tout repos, les journées sont longues surtout au début. On enchaîne les castings et on n’est pas toujours prises. Donc il faut aussi apprivoiser la déception. Sur une journée de boulot on doit être attentive et en pleine forme alors finies les soirées avec les amis la veille de boulot, l’hygiène de vie est impérative c’est un peu comme les sportifs de haut niveau. Et surtout ce n’est pas parce qu’on a décroché le contrat que l’on doit se prendre pour une princesse, on est là pour faire le job et c’est tout, donc l’humilité n’est pas à oublier sinon la prochaine fois ce sera pour une autre.

Je mentirais si je disais qu’aucune agence ne m’avait jamais demandé des choses débiles du style « enveloppes tes cuisses dans du cellophane pour perdre 1cm » mais je me suis contentée de partir et d’aller voir ailleurs. Il y a aussi les «faux»tographes qui vendent du rêve aux filles encore crédules donc un conseil ne jamais faire de photos sans validations des agences ou à ses risques et périls mais ça c’est du bon sens.

Enfin,  le Mannequinat est un vrai métier certes qui ne s’apprend pas sur les bancs de la Fac même si beaucoup de filles continuent leurs études. Donc le « sois belle et tais-toi » est un mythe ! Soyez fière de ce que vous faîtes si cela vous rend heureuse c’est le principal, on est peu dans ce monde à se lever avec le sourire pour aller au boulot !

En quoi consistent tes activités aujourd’hui ?

Aujourd’hui, comme je le disais un peu plus haut, je suis toujours mannequin et même si j’adore ça j’ai tout doucement l’envie de voir un peu à côté ce qu’il se passe, de me réorienter professionnellement. J’ai depuis peu commencé une nouvelle activité en tant qu’Assistante de Production et Animatrice. C’est une chance pour moi que de pouvoir intégrer l’équipe de MAH VISION. J’espère sincèrement rester et participer à l’évolution de cette entreprise. Le monde de l’audiovisuelle et de la communication est tout aussi passionnant pour moi. Je m’estime chanceuse de pouvoir découvrir ce milieu !

Et en parallèle de tout ça je fais partie du Ladies’Circle, cette association me rend particulièrement fière. Notre but est de promouvoir notre devise « Amitié Entraide » sur le plan local, national et international. Mais surtout de servir l’intérêt général en développant des actions services qui nous permettent de récolter des fonds que l’on reverse à nos associations comme par exemple « Mon Cartable Connecté » (Action Nationale Française) mais bien d’autres aussi. C’est pour moi une belle manière de participer à la vie de la cité en donnant aux autres de mon temps et de mon énergie pour la bonne cause.

Toi qui a beaucoup bougé, qu’aimes-tu à Lille que tu ne retrouves pas ailleurs ?

J’adore voyager en France et dans le Monde ce n’est pas un secret et d’ici on peut partir partout très facilement ! Mais Lille a ce petit quelque chose de simple et d’apaisant. Je pense que c’est surtout une partie de mes racines et comme tout le monde on y reste accrocher rien que pour ça. J’aime me balader sur la Grand’Place, la Vieille Bourse, le Vieux Lille, La Place aux Oignions, la Treille, la rue de Gand. J’y ai mes petites habitudes (restos, bars, boutiques …), je m’y sens chez moi.

– Enfin, est ce que tu peux nous donner tes spots préférés à Lille?

Je préfère le CAMDEN pour aller boire un verre entre amis, les COMPAGNONS DE LA GRAPPE pour manger les spécialités du Ch’Nord et LA BOTTEGA qui fait les meilleurs pizzas de Lille.

Si je dois me mettre au calme, j’aime bien me trouver un petit coin tranquille au STARBUCKS. Mais pour m’évader et me balader le Zoo de Lille et la Citadelle, lorsque le temps le permet, sont parfaits.

Pour moi qui adore ce moment complètement enfantin qu’est l’heure du goûter c’est chez MEERT que ça se passe. Et on n’est pas en reste pour les brunchs du dimanche avec quelques adresses toutes plus sympas les unes que les autres : LE MOTHER, La Cour des Vignes, LE BASILIC CAFE… (Pour d’autres bons brunchs, cliquez ici)

Pour ce qui est du plan love-love quand on est avec la personne que l’on aime tous les endroits sont parfaits … non ?! Mais qui sait peut-être que Lille CityCrunch me donnera l’occasion d’élargir mes bons plans !